European Association for Jewish Culture

 

 

Biographies des lauréats 2008 et description des projets :

 

Arts Visuels :

Katy Beinart (Oxford, UK) : The Gift : Origination 

Katy Beinart
a étudié l’architecture et le développement à UCL et à l’université Oxford Brookes. Sa pratique artistique combine l’art public, l’architecture et des recherches sur les thèmes de l’identité et de la place. La plupart de son travail est basé sur des recherches par rapport à des sites spécifiques, et il évolue à travers un  processus participatif. Elle utilise des représentations architecturales incluant la fabrication des cartes et le dessin, la photographie et le film analogique ou digital. Le projet qu’elle propose : The Gift : Origination : elle développe l’idée que chacun crée son identité et sa place, en rapport avec les générations précédentes. Son objectif est de créer une « carte » qui raconte les voyages faits par ses grands-parents et arrière grands-parents, combinant cartographies et classements avec des récits de désir et de perte d’identité.

 

 

Michael Bensman (Berlin, Allemagne) : Personal record n° 3, about the Fisherman and a Fish

Michael Bensman est né à Moscou en 1957. Il étudie l’architecture à Moscou, et le Bauhaus à Weimar. Il déménage en Allemagne où il travaille sur différents projets à Berlin. Il participe à de nombreuses expositions et présentations dans les festivals d’art internationaux. Il s’intéresse en particulier aux arts graphiques, et aux livres d’art. Son nouveau projet Personal record n° 3, about the Fisherman and a Fish étudie les différentes mentions du poisson et leur symbolique dans la Torah et le Nouveau Testament.

 

 

Ronald George Golz (Berlin, Allemagne) : Erwählung

En 1998, Ronnie Golz installe Just stop n°1 un arrêt de bus à Berlin, à l’ancien endroit du bureau « Jewish Department » de Eichmann. Membre du groupe d’artistes juifs berlinois Meschulah depuis 1999, en 2001, il propose une création Musical Chairs in Jérusalem 1961 : une installation qui traite du procès Eichmann de 1961. En 2004 il est finaliste à l’exposition Jewish Artist of the Year Award (JAYA) à la galerie Ben Uri à Londres avec The silent concierge. Il continue ses commémorations à l’holocauste avec Just Stop n° 2, 3 et la dernière n°4 qui fait un lien entre l’euthanasie nazie et l’holocauste : deux arrêts de bus devant le Berlin Philharmonic Hall. Cette œuvre est primée par JAYA. Erwählung (Le choix de Dieu) traite de l’histoire biblique de l’élection du peuple juif. Différents médias seront utilisés : peintures, photographies, collages photo, installations et sculptures. A l’heure actuelle, le groupe est en train de débattre des racines bibliques qui racontent l’élection par Dieu du peuple juif, afin d’enrichir le mieux possible leur connaissance du sujet.

 

Vladimir Kara  (Paris, France) : Jérusalem céleste, Jérusalem terrestre, visions d’une esthétique éternelle

Vladimir Kara  (Paris, France) a exposé dans des lieux prestigieux tels que l’Institut de France Palazzo Lenzi (Florence), le Musée Cocteau, Museo d’Arte Contemporanea (Pecci), etc. Ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses galeries à travers le monde : Inter Art Gallery (New York), la Galerie Modevormgeving (La Hague), La Galerie Dialogue (Genève) et la Galerie Aderes Ufer (Berlin). Il a créé les décors et les costumes pour plusieurs théâtres européens ainsi que pour des sociétés de radiodiffusion, a également écrit et réalisé le film « Genia Polyakov – maître de ballet, chorégraphe » (Evgrafov Productions, 2004).

Véra Gutnika est élève du célèbre artiste soviétique Vladimir Shtranick, lui-même ayant appris aux côtés de Konstantin Korovine. En 1980, Véra devient membre de l’Union des Artistes de Moscou. En 1988, elle reçoit une bourse du Ministère de l’Education et de la Culture d’Israël, et se rend à Paris pour étudier la peinture à la Cité des Arts. Elle a exposé à de nombreuses reprises en Israël et à l’étranger. Dans ses toiles, les frontières entre l’objet, l’image et l’arrière-plan disparaissent. Tout se transforme en une spectaculaire surface de couleur, comme si la peinture de la toile prenait vie, dans un mouvement rythmé de lignes, et de couleurs explosives et énergiques.

Julia Nitsberg a participé à des expositions individuelles et collectives à New York, Harbor Cultural Center, au Newhouse, etc. Elle est titulaire d’un diplôme de la Parsons School of Design de New York. Ces dix dernières années, elle a produit des sculptures et installations multimédia, des assemblages et des dessins muraux, explorant toute une gamme de sujets politiques et socioculturels.

Gueorgui Pinkhassov étudie la photographie à l’école de cinéma d’Etat VGIK de Moscou. En 1978, il s’inscrit à l’Union des arts graphiques, école d’Etat de Moscou, ce qui lui confère un statut officiel à titre d’artiste indépendant. La même année, le réalisateur Andrei Tarkovski l’invite à le suivre dans la réalisation du film Stalker. Puis il s’installe à Paris et rejoint l’agence Magnum en 1988, il couvre activement les évènements pour la presse internationale – Géo, Libération, Stern et The New York Times Magazine. Il utilise différents éclairages et angles de vue qui s’avèrent souvent proches de l’abstraction visuelle.

L’exposition Jérusalem céleste, Jérusalem terrestre, visions d’une esthétique éternelle regroupe le travail de 4 artistes russes, convaincus de l’importance de l’art figuratif au 21ème siècle. Vingt-cinq ans après avoir quitté Moscou, émigrés à New-York, Paris et Jérusalem, ils se retrouvent et rapprochent leur vision esthétique, picturale et photographique autour d’une source d’inspiration unique. Peinture figurative pour Vera Gutnika et Vladimir Kara, photographie créative pour Gueorgui Pinkhassov, sculpture et installation insolite pour Julia Nitsberg, chaque artiste s’appuie sur l’histoire de Jérusalem et sa dimension spirituelle pour en révéler la richesse.

 

 

Gergely Laszlo (Budapest, Hongrie) : Kibbutz Yad Hanna

Gergely Laszlo (Budapest, Hongrie) est photographe, artiste, conservateur et président de la Fondation Lumen en Hongrie, laquelle travaille à la popularisation et au soutien des oeuvres des photographes d’art et des artistes vidéastes. Il a exposé dans des galeries prestigieuses de Budapest et dans de nombreux pays (Russie, UK, Slovénie, Croatie, Allemagne). Dans son projet Kibbutz Yad Hanna il prévoit de dresser le portrait d’un petit kibboutz en Israël fondé par des membres de l’Hashomer Hatzair. Nombre d’entre eux étaient hongrois. Le projet espère ainsi sauver de l’oubli et de la disparition le kibboutz Yad Hanna et son histoire.

 

 

 

Arts de la Scène :

 

Michèle Albo (Paris, France) : Vis au long de la vie

Michèle Albo (Paris, France) est née à Marrakech en 1959. Après des études au Conservatoire d’Arts Dramatiques, et des stages avec Augusto Boal, elle commence à écrire des pièces montées, jouées et diffusées en France et à l’étranger. Elle intervient en tant que pédagogue en milieu scolaire et en milieu associatif. Raymond Yana a étudié lui aussi au Conservatoire d’Art Dramatique et avec A. Boal. Il a aussi étudié à l’INA (Institut National de l’Audiovisuel). Il co-fonde la Cie de la Courte Echelle en 1979. Il met en scène plusieurs spectacles, dont des spectacles de marionnettes, il a aussi des expériences de réalisation à la Télévision, comme Le Procès (mise en scène Philippe Adrien) Vis au long de la vie est un spectacle de théâtre, marionnette et musique vivante. C’est une adaptation du roman de Violette Jacquet Les sanglots longs des violons de la mort qui aborde le thème de l'Holocauste.

 


Yael
Flexer (Londres, UK) : Doing, Done and Undone

Yael Flexer (Londres, UK) est une chorégraphe anglo-israélienne qui a étudié la danse et la chorégraphie à la Contemporary Dance School. Elle est actuellement directeur artistique de la Compagnie Bedlam Dance. Elle a beaucoup enseigné et s’est énormément produit sur scène. Son projet, Doing, Done and Undone, est un triptyque dansé qui considère les voies par lesquelles nous sommes liés de façon inévitable les uns aux autres. Mêlant une chorégraphie rigoureuse et rapide à un sens de l’humour informel, Doing, Done & Undone pose les questions de ce que nous faisons aux autres, ce qui nous est fait, et de comment tout cela nous donne la sensation d’être perdu. Faisant écho aux évènements du Liban, et d’Israël, l’œuvre localise la réflexion sur ces évènements dans le corps et dans la partition sonore. Au lieu de donner des réponses, le travail pose continuellement les questions de ses danseurs et de son public.

 

Graeme Messer (Londres, UK) : Laughing in the Dark

Graeme Messer (Londres, UK) est un écrivain de théâtre et un metteur en scène qui a étudié l’art dramatique à l’Université de Witwatersrand à Johannesburg et a suivi un cursus de mise en scène à l’association British Theatre. Il a mis en scène des pièces pour des théâtres à Londres et en Irlande. Il est l’auteur de Love, Lust & Sawdust, More than Kisses, et The House of Doors. Laughing in the Dark est une pièce qui explore la vie d’un juif ventriloque, qui a été emprisonné dans un camp de concentration, et a survécu à l’Holocauste. Ventriloque lui-même, Messer exerce cet art à la télévision en Afrique du Sud à l’âge de 14 ans. Il continue à exercer ses talents jusqu’à aujourd’hui. Sa connaissance de cet art en voie de disparition se met au service de son récit.

 

Oren Shafir (Bagsværd, Danemark) : Romeo and Juliet: The Sequel

Oren Shafir (Bagsværd, Danemark) est un auteur israélien, poète et écrivain de théâtre qui vit au Danemark. Il a étudié le journalisme et l’anglais à l’université aux Etats-Unis et au Danemark. Sa collection  d’histoires courtes Small Truths and Other Lies, a été publiée à Copenhagen en 2002 et sa pièce la plus récente, Family Planning: A musical comedy about weapons of mass destruction, a été jouée à l’université de Copenhague en 2007. Sa pièce, Romeo and Juliet: The Sequel, est une comédie musicale qui a lieu dans une ville contemporaine quelque part en Europe. Elle traite d’un thème d’actualité : le manque de dialogue entre les juifs et les Musulmans. Roger, un Juif d’âge moyen et Jaida, une jeune femme musulmane, tombent amoureux, interprètent quelques chants et danses ensemble, et jettent un oeil malicieux sur leurs différences.

 

Michelene Wandor (Londres, UK) : Mandating Loyalties

Michelene Wandor (Londres, UK) est une écrivaine largement publiée. Elle est aussi écrivain de théâtre et musicienne accomplie. Avec son groupe The Siena Ensemble, elle interprète un répertoire baroque et de la Renaissance. Diplômée des universités de Cambridge et d’Essex et du Trinity College de Londres, elle a enseigné à la Guildhall School of Drama à Londres, à l’université London Metropolitan et à l’étranger. Elle a reçu de nombreux prix et nominations, en particulier pour ses dramatiques radiophoniques.
Sa nouvelle oeuvre Mandating Loyalties, fait partie du programme de commémoration du 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël. La pièce se passé au début du 20ème siècle en Palestine. Elle raconte l’amitié entre deux homes très différents par leur culture : Alter Levine et Khalil al-Sakakini. Ils partagent tous deux un amour pour la culture américaine et une foi passionnée dans une société où la coopération existait entre les cultures juives, musulmanes et chrétiennes.

 

 

Musique :

 

Ygal Banai (Würzbourg, Autriche) : Nessiah

Ygal Banai (Würzbourg, Autriche) a étudié à la Hochschule für Musik du Munich. Il a composé la bande-son de 15 films avant 2005 et a gagné le premier prix au Festival du Film International de Haifa en 2003. En 2000, il compose “Neilah” qui est joué par le Jerusalem Chamber Orchestra et diffué par Kol Israel Radio Network. Depuis cette date, il est aussi directeur artistique du festival de Safed en Israël. Ses œuvres ont souvent été jouées dans des festivals en Europe, aux Etats-Unis et en Israël : Goethe Institut à Rome, Italian Institute à Wolfsburg, Neue Musik à  Munich, Frankfurt Sommer  festival, Folksoper Vienna. Nessiah est une œuvre musicale qui transporte le public à travers l’histoire et la géographie juives. C’est un voyage musical qui part du départ de Hébreux de la Terre Sainte. Il raconte les réalités variées de la Diaspora européenne, depuis l’Espagne médiévale jusqu’à l’Italie de la Renaissance, de la Hollande et l’Allemagne éclairées jusqu’à l’Europe de l’Est avec ses shtetls et ses Hassidim, et finit dans les villes de Lituanie et de Pologne. Le projet sera joué et enregistré à la Würzburg Academy.

 

Marc Kibrick Bernstein (Varde, Danemark) : Jewish PhonicPhoneme

Marc Kibrick Bernstein (Varde, Danemark) est professeur associé et tient une chaire dans le Département Musique Rythmique de l’Académie danoise de musique. Il enseigne la saxopho,e, la composition, l’arrangement, l’improvisation et l’histoire de la musique. C’est  un musicien prolifique qui s’est beaucoup produit sur scène et a sorti plusieurs disques. Jewish PhonicPhoneme est une performance visuelle et musicale qui place le public au centre d’une pièce multi-sensorielle. L’œuvre se caractérise par un échange subtil entre instruments acoustiques et électriques, les styles se marient : klezmer, musique de chambre classique et jazz juif, parole chantée et parlée, design sonore et video live.

 

Frédérique Berni (Paris, France) : Klezmopolitan

Attachée de presse indépendante depuis 1996, Frédérique Berni devient, en 2000, l’agent de Talila et Ben Zimet. Elle décide en 2002 de monter un projet spécifique autour des musiques juives et des musiques de l’Est qui comprendra plusieurs étapes, dont en 2005 l’organisation du festival international des nouvelles musiques juives Klezmopolitan. Elle travaille actuellement à l’ouverture d’une plateforme de téléchargement musical entièrement dédié aux musiques juives et musiques de l’Est. Klezmopolitan est un voyage cosmopolite autour du vaste répertoire des musiques yiddish, klezmer, ladino et judéo arabes, revisitées par les musiques électroniques, jazz et rock. Pendant plusieurs années, la productrice du projet a voyagé, rencontré des artistes et imaginé des collaborations. On assiste donc à des rencontres inattendues comme l’ancien bassiste du groupe PIL, Jah Wobble avec le chanteur yiddish Ben Zimet. L’album reflète l’exceptionnelle vitalité des musiques juives aujourd’hui en créant un pont entre passé et avenir.
Avec Talila, Ben Zimet, Olaf Hund, Yom, Misha, Jennifer Charles / Oren Bloedow (La Mar Enfortuna), Cracow Klezmer Band, Bon Byron, Las Ondas Marteles, Benjamin Sportes de Sporto Kantes, Alif Tree, Jah Wobble.

 

 

Mickaël Charry (Toulouse, France) : Anakronic Electro Orchestra

Passionné par la radical jewish culture de John Zorn (et par son label Tzadik), Mickaël Charry, musicien touche à tout (musique électronique, rock expérimental, jazz manouche…) rencontre en 2004, lors d’une master class de new-klezmer à Paris, le leader de Klezmer Madness, David Krakauer ainsi que So Called. Ce dernier, étonné par son travail en matière de musique électronique, l’encourage à continuer et à explorer cette réactualisation du répertoire traditionnel juif d’Europe de l’Est. Le label JUMU et son représentant, Claude Swimmer, présent lors de cette rencontre, n’hésite pas à signer un contrat avec l’artiste. Anakronic Electro Orchestra naît en 2007 : Une bande de jeunes toulousains s’inventent des racines klezmer et trafiquent leur passé imaginaire à coup d’effets dub. La sorcellerie sonore du reggae sur tempo quasi ska et une clarinette qui danse le klezmer. Disque produit par JUMU, label et agence musicale, qui relie le passé et le présent, branche le klezmer sur l’electro, arrange des mariages entre les rappeurs en papillote et la clarinette yiddish, et métisse le judéo arabe au latino hip-hop.

 

Amira Garine (Florence, Italie) : Belcanto Ebraico

Amira Garine (Florence, Italie) est née à Graz (Autriche). Elle a étudié le piano, le violon et la composition à l’Accademia Musicale Campana et à l’université Bar-Ilan en Israel. En 2003, sa composition Fiori d’Arancio a reçu le premier prix au Concours international des Jeunes Compositeurs de Naples. Elle se dédie ensuite à l’étude de la musique folk. En 2005 elle gagne le prix de Salerno pour son travail sur les chants folk de Cilento. Elle travaille au département des musiques folk de l’ Accademia Musicale Campana. Elle enseigne l’harmonie et la composition à l’académie de musique de Paestum. Depuis 2006 elle est directrice artistique du Paestum Folk Music Festival. Sa composition, Belcanto Ebraico, est une oeuvres pour solistes et ensemble instrumental inspirée de l’expérience juive du chant liturgique aux chants populaires de différentes traditions : Georgie, Bukhara, Italie, les Balkans et le Maroc.

 

Mark Glanville (Londres, UK) : A Yiddishe Winterreise

Mark Glanville (Londres, UK) a étudié la littérature classique et la philosophie à l’université de Oxford avant d’obtenir une bourse pour étudier le chant au Royal Northern College of Music. Après avoir gagné différents prix, il travaille pendant un an au National Opera Studio de Londres et fait ses débuts avec Opera North. Ces quinze dernières années, il a été chanteur pour les High Holy Days de la synagogue de Westminster, et a donné des concerts réguliers de chants des répertoires yiddishs et hébreux. A Yiddishe Winterreise est un programme de chants composes par Alexander Knapp. Il reflète la quête physique et émotionnelle du héros de Schubert dans Die Winterreise. Dans le contexte spécifique de l’Holocauste, la performance du chanteur traduit l’horreur de la destruction de sa maison et de sa famille. Il se console dans la religion alors qu’il s’échappe dans un paysage hivernal.

 

Yuriy Gurzhy (Berlin, Allemagne) : Shtetl Superstars

Yuriy Gurzhy (Berlin, Allemagne) est né en Ukraine et vit actuellement à Berlin. Il est musicien, DJ, producteur et anime une émission de radio. Avec Wladimir Kaminer, un auteur à succès en Allemagne, il a lancé le « Russendisko » désormais populaire, pour la scène et en 4 Cds ! Depuis 2006, il a inclus des morceaux de Shtetl Superstars dans la liste des morceaux qu’il diffuse.
Lemez Lovas, londonien d’origine ukrainienne : musicien (OiVaVoi) et DJ (Radio Gagarin – un hommage anglais au Russendisko, il est journaliste radiophonique et compositeur pour le cinéma et le théâtre. Il écrit un ouvrage sur le pianiste orientaliste franco algérien Maurice El Medioni.
Shtetl Superstars est un nouveau projet de musique juive “underground”, supervisé par deux jeunes musiciens juifs européens, Yuriy Gurzhy (Russendisko, Berlin) et Lemez Lovas (Oi Va Voi, London). L’album comprend des titres des groupes juifs alternatifs les plus intéressants.

 

 

Sylvie Sivann (Paris, France) : Du côté de chez Sivann

Après un premier prix de chant à l’académie Rubin de Jérusalem, elle s’intéresse à un répertoire varié : musique ancienne, traditionnelle, chant lyrique et chanson. De retour à Bruxelles, sa ville natale, elle fonde une compagnie de théâtre musical : Leporello et sillonne la Belgique avec Hertz und Schmerz. A Paris elle fonde avec Gérard Grobman la Cie Capharnaum.  En 1997, elle fait « un retour aux sources » et se consacre à la musique juive. Elle sort un premier album chez Playasound. Elle fait de nombreux concerts avec sa formation (sextet), notamment à la Maison de Radio France, dans de nombreux festivals de musiques du monde et de musique sacrée.
Du côté de chez Sivann est un album en sextet de chants juifs en 3 langues yiddish, hébreu, judéo-espagnol. Le répertoire est l’aboutissement de recherches musicologiques constantes dans le but d’interpréter des chants peu connus, comme c’est le cas pour les chants judéocatalans. Il a pour objectif de présenter ces musiques dans une approche contemporaine, dans un langage unique et innovant, à travers les arrangements de Christian Mesmin et Pierre Wekstein.